- Guy de Maupassant : Bel-Ami 
- Alexandre Dumas : Le Comte de Monte-Cristo, tome 1 et 2

 
 
 

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Bel-Ami - Guy de MAUPASSANT

Roman réaliste publié en 1885 sous forme de feuilleton dans un journal, Bel-Ami voit son action se dérouler à Paris, au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle. 

Il retrace l’ascension sociale de Georges Duroy, homme ambitieux et séducteur, parvenu au sommet de l’échelle sociale grâce au journalisme et à ses maîtresses. Car des maîtresses, Bel-Ami, surnommé ainsi par la fille de l’une d’entre elles, en aura beaucoup… 

Au départ, Duroy est un jeune provincial qui monte à la capitale pour faire fortune. Après avoir été un petit employé des chemins de fer, il entame une carrière journalistique après sa rencontre avec Forestier, un ancien camarade de régiment. Celui-ci va lui donner son premier poste au journal intitulé « La Vie Française », dirigé par un certain Monsieur Walter, personnage important s’il en est. De même, sa femme constitue un élément capital, dans la mesure où elle deviendra l'une des conquêtes du Duroy. 

Grâce à Forestier, le journaliste fera la connaissance de plusieurs femmes, notamment Clotilde de Marelle, certainement la plus importante aux yeux du séducteur invétéré. 

D'autre part, de part sa relation avec Virginie Walter, Duroy réussira un superbe coup en Bourse. Par la suite, il épousera la fille de celle-ci, Suzanne. 
Il a ainsi tout ce dont il rêvait : la fortune et la notoriété. En effet, il est devenu depuis peu rédacteur en chef de « La Vie Française ». Toutefois, il vise déjà un poste de ministre…


A travers Bel-Ami, Maupassant décrit les liens étroits qui existent entre divers éléments de notre monde, à savoir le capitalisme, la presse et la politique, mais également l’influence des femmes qui agissent dans l’ombre de puis que le Code Napoléon les a privé de vie politique. Les thèmes récurrents sont l’argent, le pouvoir et le sexe. 

 


Le Comte de Monte-Cristo - Alexandre DUMAS
 

Tome 1

1815.
Edmond Dantès est second à bord d’un bateau, le Pharaon, qui revient d’un long périple en mer. Très satisfait de son équipage, Monsieur Morrel, l’armateur, compte promouvoir Dantès au grade de capitaine.

Par ailleurs, le jeune homme est sur le point de se fiancer avec une belle jeune fille d’origine catalane, Mercédès, qui vit recluse dans le village des catalans avec son cousin Fernand.
 
Le repas des fiançailles regroupe beaucoup de personnes, plus ou moins proches de Dantès et Mercédès. Tout semble aller pour le mieux pour ce jeune homme, promis à un avenir certain, si la maréchaussée ne venait pas le chercher en plein milieu du repas. Serein, le jeune homme suit les gendarmes, promettant d’être de retour très vite. Plein d’enthousiasme, c’est un Dantès au grand sourire que les policiers emmènent. Pourtant, le procureur du Roi, Villefort, ne semble pas aussi optimiste. En effet, les chefs d’accusation sont graves ; Dantès est accusé de bonapartisme. Et en cette époque de pur royalisme où l’empereur avait été chassé à l’île d’Elbe, être bonapartiste était considéré comme un crime.
 
Dantès se défend, affirmant qu’il ne connaît rien d’autre que son métier et sa fiancée, déclarant être un inculte en matière de politique. Et Villefort le croit sur parole. Il a d’ailleurs déjà deviné que se trame là-dessous les esquisses d’un complot aux fins d’écarter Dantès du bonheur qu’il avait touché des doigts une infime seconde.
Villefort, d’ordinaire très rude et très sévère, serait plutôt favorable à gracier le jeune homme, à démontrer qu’il ne s’agit là que d’un coup monté,mais en travers de la lettre d’accusation, un nom s’est glissé par hasard, un nom qui dénonce également comme bonapartiste invétéré le sieur de Nortier… autrement dit, le père de Villefort !
 
En marche pour le pouvoir et la réussite, à un moment où sa personne est en phase de devenir sinon plus importante, au moins égale à celle du Roi, Villefort ne peut se permettre de tomber pour son père. De fait, il détruit la lettre dénonçant Dantès, et lui promet de régler cette affaire au plus vite.
Pourtant, dès le soir, le second du Pharaon est conduit dans la sinistre prison de Marseille ; le Château d’If.
 
C’est ainsi que s’achèvera la vie très prometteuse d’Edmond Dantès, ce marin au grand courage, ce jeune homme au grand cœur. Son entourage tentera vainement des approches auprès du procureur du Roi, notamment l’armateur Morrel, sa fiancée Mercédès, ainsi que son père.
Mais rien à faire ; Dantès fera partie des murs sombres et froids de cette odieuse maison d’arrêt durant quatorze années, pendant lesquelles il fera la rencontre de l’abbé Faria, un curieux personnage des plus intelligents que tout le monde croit fou. En effet, Faria se vante de détenir un trésor colossal. Personne ne le croit. Il dévoilera pourtant ce secret à Dantès, et lui expliquera où exactement il est enterré. Le jeune homme ne le croit qu’à moitié.
 
Un jour, l’abbé déjà vieux, succombe à une crise d’apoplexie. Dantès, devenu savant du fait des nombreuses leçons données par l’abbé, profite d’un moment libre pour se substituer à Faria dans son sac mortuaire.
 
L’évasion a fonctionné. Dantès a deux objectifs à présent : trouver le trésor indiqué par Faria, si trésor il y a, puis dans un deuxième temps accomplir sa vengeance sur ceux qui l’ont écarté du bonheur.
 
 
Rome, 1829.
Deux jeune français de la haute aristocratie se retrouvent à Rome, pour profiter des joies de la jeunesse, et notamment trouver une dulcinée. L’un est Albert de Morcef, fils du comte de Morcef, personnage important s’il en est, ancien combattant ayant fait la guerre d’Espagne, et de la comtesse de Morcef, belle catalane autrefois plus connue sous le nom simple de Mercédès. L’autre est Franz d’Epinay, fils du général d’Epinay.
Tous deux font la rencontre d’un surprenant protagoniste, qui s’avère être leur voisin ; il s’agit d’un homme de trente-cinq à quarante ans environ, brun et imposant. Il serait maltais à ce que l’on dit, et très riche. Ses caprices iraient jusqu’à en être doté d’esclaves muets ainsi que d’une femme grecque, esclave elle aussi. Le curieux personnage serait le comte de Monte-Cristo. Pourtant, hormis Franz d’Epinay qui a déjà eu le privilège de le rencontrer quelques mois avant, personne ne sait qui il est exactement ni d’où il sort.
Toutefois, c’est un personnage très distingué, très riche comme on l’a dit, aux bonnes manières, doté d’une culture sans borne et vouant un grand respect à la race humaine et plus particulièrement à la gente féminine.
 
Six mois plus tard, on retrouve le mystérieux comte de Monte-Cristo à Paris même, où il est introduit dans la haute aristocratie par le fameux Albert de Morcerf, qui s’est vu sauver la vie à Rome par le mystérieux comte de Monte-Cristo, alors que des bandits menaçaient de le tuer. On voit le nouveau comte de partout ; tantôt dans les salons du comte et de la comtesse de Morcef, tantôt chez les Villefort. Il épate de part sa culture, son immense savoir, sa grande connaissance à propos des humains et de leur manière de faire ; bref, tout le monde semble fondre devant ce curieux personnage.   

Mais n’est-il pas trop plein de sollicitude pour être aussi serviable qu’il en paraît ?

Tome 2

Le mystérieux Comte de Monte-Cristo intrigue toujours le haut Paris, cette grande société mondaine que convoitent les Morcerf, les Danglars et les Villefort mais aussi Debray, Chateau-Renaud et Beauchamp.
Comme s'il semblait s'acheminer lentement vers une vengeance que l'on devine à peine, Monte-Cristo échaufaude pas à pas un plan ; un plan machiavélique, calculé d'une telle manière qu'il n'en est que plus sombre et plus effrayant encore. C'est d'abord en introduisant dans les grands salons parisiens un jeune homme prénommé Andrea Cavalcanti que le mystérieux Comte apporte une toute première pierre, dont le jet aura un puissant retentissement dans la vie des Danglars.

Dans un second temps, Monte-Cristo s'affairera au sort de Villefort, ce procureur du Roi que l'ont sait droit et intègre, mais également froid et austère. Puis progressivement, c'est toute la construction Villefort qui s'effondre. En effet, ses ex-beaux parents meurent tragiquement. Et puis c'est toute la maison de l'homme de loi qui semble habitée par la mort, régentée par le diable. C'est le lent déclin de Villefort.

 Enfin c'est au tour de l'éminent comte de Morcerf, ancien vaillant soldat revenu d'illustres expéditions en Espagne. Il ne manquait qu'une ombre au tableau pour que l'effroyable coup de la main vengeresse de Dieu frappe ; cette ombre, c'est la trahison que cet éminent soldat a imputé au pacha de Janina. Et comme par hasard, il se trouve que ce pacha est le père de Haydée, cette délicieuse jeune femme, esclave de Monte-Cristo.

Dans ce second tome, on voit comment le comte de Monte-Cristo assouvit sa vengeance sur les trois personnes responsables selon lui de sa mise à l'écart prolongée, de son enfermement arbitraire au Château d'If, de sa lente agonie. Toutefois, malgré ses précautions, il ne peut empêcher le scandale frappant les pères de retomber sur leurs fils, et parfois aussi leurs femmes. Mais de cela, Monte-Cristo n'en a cure jusqu'à la fin de l'ouvrage, où il réfléchit posément. La vengeance consummée, aucun descendant ne peut en faire les frais.

D'autre part, s'il est très proche et très paternaliste avec le jeune Albert de Morcerf, fils du prolétaire Fernand (rappelez-vous), cette amitié cesse lorsque ledit jeune homme prend conscience des horreurs commises par son père, et de la place jouée par Monte-Cristo, à l'époque Edmond Dantès dans cette tragédie. C'est à partir de ce moment-là qu'Albert s'éloigne petit à petit des chapitres, et même de l'histoire, puisqu'il quitte avec sa mère Mercédès leur hôtel pour s'installer à Marseille.

Parallèllement, il se rapproche de plus en plus de Maximilien Morrel, le fils du prodige armateur malheureusement décédé. Il l'étudie d'ailleurs tout au long de ce long développement tortueux, puis découvre le secret qui habite le jeune homme ; le secret de l'amour, dans lequel il décide de l'aider.

A travers ce deuxième tome, on découvre un Monte-Cristo qui se fait la main d'un Dieu vengeur et d'une justice providentielle, mais également confident d'une jeunesse innocente et irresponsable des erreurs et sacrilèges commis par leurs ascendants. Au travers de ces quelques soixante chapitres, c'est également la grande société parisienne que l'on redécouvre, sans oublier pour autant le monde cruel des bandits italiens, fidèles serviteurs d'un Luigi Vampa déjà évoqué dans le volume précédent.

 

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