La Science Fiction n'étant pas mon genre préféré - loin de là - je ne pourrais malheureusement pas alimenter cette rubrique. Toutefois, j'éditerais les résumés de quelques livres que j'ai lus et qui, par un heureux hasard, ne m'ont pas trop déçus.

Ci-dessous :
- Les Âmes Vagabondes, Stephenie MEYER
- Dune tome I, Frank HERBERT
- Le Meilleur des Mondes, Aldous HUXLEY

Cytise

Les Âmes Vagabondes - Stephenie MEYER

Cette fois l'auteur de Twilight ne nous emmène pas dans un monde peuplé de vampires et de loups-garous. 
L'intrigue est un peu plus complexe : la Terre est envahie, l'Humanité est tombée. Si nos connaissances nous semblent étendues, il apparaît pourtant que nous ignoriions que d'autres vies peuplent l'univers. Parmi elles : les Dauphins, les Araignées, les Herbes-qui-Voient. 

Les humains demeurent. Physiquement du moins. Ce n'est pas une guerre sanglante mais une occupation. Par un envahisseur au point sur toutes les techniques scientifiques, en particularité la médecine. 
La conscience humaine n'est plus ; elle est habitée par une âme, un être qui ne peut vivre sans un corps d'accueil. Les humains parlent de "parasite" voire de "mille-patte" eu égard aux nombreuses tentacules argentées que comptent l'âme une fois qu'elle est désolidarisée du corps qu'elle occupait jusque là.

Présentement une âme vient d'être inserrée dans le corps d'une jeune humaine qui vivait en marge de la nouvelle société. L'opération s'est bien passée, mais les soigneurs sont inquiets : les humains sont la seule espèce à avoir été aussi réfractaires à l'occupation des âmes. Certains dont la conscience ne s'éteint pas, dompte l'âme jusqu'à la détruire. C'est ce qu'ils craignent pour cette opération : la jeune Melanie Stryder était une rebelle, capturée alors qu'elle effectuait un raid pour ravitailler ses congénères humains. Se sachant piégée, elle a sauté dans un ascenceur sans cage, acte ultime pour ne pas être prise par l'ennemi.
Si les soigneurs ont réussi à réparer son corps, ils ne sont pour autant pas rassurés quant à l'âme qui y sera insérée. De fait ils choisissent l'une des meilleures et des plus compétentes d'entre elles : Vagabonde. Celle-ci a voyagé sur neufs planètes déjà, connu la plupart des espèces : le monde aveugle des Chauve-Souris, celui des Dauphins, des plantes... 

Malgré cette mesure qui ne semble pas superflue, on flanque Vagabonde d'une sorte de policier attitré ; une Traqueuse. Et on ne peut pas dire que l'entente soit parfaite, au contraire.

Très rapidement l'âme Vagabonde prend conscience de la difficulté de la tâche qui lui a été confiée ; à l'intérieur de son propre esprit, dans les tréfonds de sa propre conscience, semble sommeiller sinon un être au moins une voix qui lui parle...

C'est ainsi que Vagabonde va composer bon an mal an, avec les restes de la conscience autonome de Melanie Stryder, tout ça sans éveiller les soupçons de la Traqueuse. Car comme si la tâche n'était pas déjà assez ardue, la policière exige de Vagabonde qu'elle sonde les souvenirs de son hôte pour lui fournir des renseignements utiles quant à la traque des derniers humains réfractaires.
Seulement le caractère tétu et la volonté sans bornes de Melanie font qu'elle parvient à dresser un mur entre ses pensées et celles de Vagabonde. Néanmoins dans un moment de faiblesse, l'humaine a laissé filtrer des informations, cryptées heureusement mais dont elle sait qu'elles finiront par mener Vagabonde à ses congénères.

Commence alors un face-à-face à la fois violent et taciturne entre les deux êtres. Violent car Vagabonde ne peut décidément pas faire taire cette conscience involontaire qui la taraude. Taciturne puisque tout ça se déroule dans sa tête.
Qui des deux aura l'avantage ?


SUITE DE L'INTRIGUE
MISE EN GARDE : ici est dévoilé le coeur de l'action. Ne pas lire le résumé ci-dessous si vous voulez lire le roman !  


Les mois passent. Vagabonde, citadine modèle d'une ville américaine, donne des cours à l'université, vit comme tout le monde en somme. A la différence près qu'elle est très peu adaptée socialement - peu d'amis - et elle fuit même ses rendez-vous de contrôle d'adaptation du corps à l'âme. Sans compter qu'elle a toujours en tête les piques lancinantes d'une Melanie encore plus puissante, et à ses basques une Traqueuse qui ne renonce jamais.

Excédée par son échec face à la résistance de son hôte, Vagabonde décide de retourner au centre de soins pour s'avouer vaincue et demander un autre corps. La Traqueuse devine ses intentions et se propose - ou plutôt lui ordonne - de l'accompagner : une garantie de plus, sait-on jamais. 
De concert Vagabonde et Melanie s'interrogent sur l'acharnement de cette personne qui ne semble pas décidée à les tranquilles.

Vagabonde prépare donc son départ et ce n'est qu'en route qu'elle prend la décision avec Melanie de mettre le cap sur le désert, point de chute des derniers humains. Cela, Vagabonde l'a décrypté dans les souvenirs codés de Melanie, laquelle frémit à l'idée que l'âme parasite qui l'occupe puisse tout révéler aux siens.
Mais il n'en est rien ; c'est ensemble que Vagabonde et Melanie quittent leur itinéraire officiel, semant par la même occasion la Traqueuse. Elles s'embarquent dans le désert, y abandonnent leur véhicule avant de manquer de mourir assoiffée si elles n'étaient pas tombées aux prises des humains, ceux-là même qu'elles cherchaient.

A son réveil, Vagabonde est terrifiée ; la violence des humains n'a pas d'égal dans son monde. Quant à Melanie, elle exulte à l'idée de revoir Jared, ainsi que son frère Jamie. Un nouveau combat se livre entre elles, au moyen de leur esprit. 
Mal acceptée par les humains, sauf un seul au début, puis un deuxième, Vagabonde s'interroge sur le bien-fondé de sa décision, mais ne regrette pas longtemps son choix. Lorsqu'elle rencontre Jared, celui-ci est bien différent des souvenirs que Melanie lui propulsait à la figure. D'antan souriant, affable et joyeux, Vagabonde se voit présenter à un rustre, un homme dangereux et violent qui n'hésitera pas d'ailleurs à la frapper. Plusieurs fois.

Il en faudra du temps, et de la patience pour qu'enfin Jared accepte sinon l'inéluctable (sa Melanie morte), que le corps de celle qu'il aime n'est plus habité par celle-ci.
En théorie... car ce que Vagabonde refuse pour l'instant de révéler, c'est bien la présence de Melanie. Si celle-ci monte au créneau chaque fois que l'âme aurait eu l'occasion de donner aux humains cette information, elle comprend bien vite que personne ne l'aurait cru. Déjà tous les humains pensent que Vagabonde traîne dans son sillage d'autres Traqueurs. Car c'est bien ainsi que cela se passe d'ordinaire ; tout humain capturé est aussitôt mis en contact avec une âme qui l'habite, laquelle fait défiler les flots de souvenirs humains, fournit les renseignements aux autorités, qui se dépêchent sur place pour arrêter les marginaux.
C'est ça que craignent la trentaine d'humains, nichés dans le désert, à l'intérieur de cavités rocheuses. il faudra du temps à tous pour accepter qu'un "traître", un membre du clan ennemi vive avec eux, partage leurs réserves. Les débuts sont très difficiles. Vagabonde est mal traitée, certains l'agressent ni plus ni moins ; c'est le cas de Ian, de Kyle ou bien encore de Sharon.

C'est par Jamie que Vagabonde, surnommée Gaby, va apprendre du monde humain duquel elle ignore encore beaucoup. Mais de son côté, elle a beaucoup à leur enseigner. 

Gaby ira-t-elle jusqu'à la traîtrise ? Melanie va-t-elle pouvoir survivre indéfiniement dans l'esprit de l'âme, prisonnière et sans prise aucune sur son propre corps ? L'amour qui l'unit à Jared sera-t-il suffisant pour convaincre Melanie de rester ? Un amour à trois est-il possible alors même que l'humaine est jalouse des sentiments que l'âme porte à son homme ? 

Bien d'autres péripéties attendent nos deux jeunes héroïnes... A dévorer en vacances, avant de s'endormir, ce livre est idéal pour déconnecter de la vie quotidienne et de ses petits tracas.




Dune - Frank HERBERT

Dune
 

Dune est une saga en sept volets, écrite par le romancier Frank HERBERT, et publiée aux USA en 1965.


Dune, I

Nous sommes en 10191, peu après la création de la Guilde Spatiale. L'empereur Shaddam IV règne sur l'univers. Cette étendue du pouvoir se doit notamment à l'exploitation d'une substance communément appelée épice ou encore mélange.

Néanmoins, si cette substance semble très prisée par tous les êtres quels qu'ils soient, son exploitation est rendue terriblement difficile et coûteuse. En effet, ce fameux épice ne se situe que sur une seule planète : Dune. Et comme si les choses n'étaient pas assez compliquées, Dune - ou Arrakis - est une planète pauvre en eau. Les hommes ont mis en place de nombreux procédés pour l'économiser, par exemple les distilles qui sont en fait les habits des autochtones et qui permettent la récupération de l'eau du corps.
Car sur Dune, les autochtones existent : il s'agit indubitablement des Fremens, facilement reconnaissables à leurs pupilles d'un bleu pur.

C'est ainsi que le Duc Leto Atréides se voit donner en fief la planète Arrakis par l'empereur lui-même.
Toutefois, si le Duc peut en apparence mordre à l'hameçon, il flaire rapidement le piège...

Et il n'est pas le seul. Sa femme, Jessica, élève de l'école Bene Gesserit, éduquée dans un esprit de perspicacité poussé à l'extrême, ressent de nombreux signaux qui l'amènent à conclure qu'Arrakis représentera pour les Atréides un tournant incontournable de leur histoire.
Son fils, Paul, ressent également le danger, bien qu'il n'ait pas été un produit conforme aux attentes des Révérendes Mères Bene Gesserit. En effet, si cette école est particulière, c'est bien parce qu'elle n'élève que des filles. Et Jessica a inexorablement manqué à son obligation d'engendrer une fille.

L'arrivée sur Dune des Atréides commence par  la découverte d'un monde nouveau, effrayant de désolation et si pauvre en eau... Un monde si différent de la planète jusque là habitée par le Duc et ses semblables ; la planète agricole Caladan, si riche en eau, en végétaux...
Les Atréides tentent de nouer des liens avec les indigènes, à peu près adaptés aux conditions de vie : les Fremens. Ces derniers vont devenir serviteurs des nouveaux venus. Mais vont-ils les aider lorsque les Harkonnen renversent la situation dominante du Duc Leto Atréides, avec l'aide de hordes de tueurs fanatiques, les Sardaukars ?

 

 


 

Le Meilleur des Mondes - Aldous HUXLEY

Ce grand classique de science fiction dépeint une société future, utopique dans laquelle les individus sont rangés en groupes (de alpha à epsilon), eux-même divisés en castes. Le coeur de cet Etat Mondial réside en la reproduction ; aucune activité sexuelle n'a pour but de donner la vie, celle-ci n'étant qu'un loisir comme un autre. La contraception est donc obligatoire. 
La conception de la vie s'effectue en laboratoire, où tout est déterminé et programmé par avance ; que ce soit la caste, le sexe, le genre, les goûts etc... tout est choisi et sagement réparti.
Basée sur une conception communiste de la société, celle-ci autorise toute forme de loisirs, tant que ceux-ci se font en collectivité. Les solitaires - pourtant rares - sont immédiatement pris en charge par le soma, une drogue non nocive qui remet les marginaux dans le droit chemin. Le cas échéant, ils sont exilés. C'est le destin que subira le personnage principal, jugé en marge de la société. En effet, bien que Bernard Marx appartienne à la catégorie alpha plus, c'est-à-dire la caste la plus intelligente (l'élite), il est physiquement ingrat, et ses idées sont dignes d'un siècle primitif, où les activités sexuelles n'étaient pas réglementées, et où la notion de couple avait encore un sens.

Malgré ce semblant de monde parfait où tous les individus doivent respect et admiration pour la collectivité, subsistent quelques endroits isolés, entourés de clôtures électriques, où vivent des hommes primaires. Il s'agit d'un monde de possessivité, où une femme appartient à un homme - et vice versa - et où les enfants se conçoivent comme à notre époque en somme. Impensable dans l'Etat Mondial ! 
Pourtant, Bernard Marx et Lénina Crowne, vont bénéficier d'un voyage vers l'une de ces fameuses réserves. Si lui est fasciné, elle est choquée. Le choc des cultures sans doute. Mais ce phénomène se fera doublement plus ressentir lorsque, au voyage de retour, ils emmènent avec eux un indigène, un certain John dont la mère appartenait au monde utopique mais qui par la suite, s'est retrouvé recluse dans l'une de ces réserves.
Et là, le vrai choc a lieu : John, le sauvage, est confronté à la mort comme il ne pouvait la concevoir, convaincu qu'il ne pourra jamais survivre dans un tel univers...


Brave New World, de son titre original, est une idée de 1931 savemment mise en oeuvre par un brillant auteur, qui condamne toute notion de société amputée par un trop-plein de technologies. Anti-eugéniste, Huxley condamne cette considération très en vogue et largement admise par l'entière communauté scientifique, et même par son propre frère Julian, devenu ensuite membre de l'UNESCO en 1946. 
Au-delà de ces considérations de fond, Huxley dénonce simplement les méfaits redoutables d'une utopie, quelqu'elle soit (et en l'occurrence, il s'agit de l'idéologie marxiste), en ce sens qu'elle est néfaste et subordonne bêtement les sujets humains devenus des pions.

 





 
 
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